Dans l’Allier, les scolaires sont sensibilisés sur le sujet des violences faites aux femmes

Une centaine d’élèves du département se sont réunis le mercredi 9 novembre à Bellerive-sur-Allier pour assister à la projection du film Woman pour lutter contre les violences faites aux femmes.

La salle des fêtes bellerivoise Le Geyser projetait le 9 novembre dernier Woman, film documentaire de Yann Arthus-Bertrand et Anastasia Mikova. Cette représentation était proposée à plusieurs élèves de collèges et de lycées du département. L’événement organisé par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Bellerive-sur-Allier intervient dans le cadre de la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes ce vendredi 25 novembre.

L’ensemble des recettes générées par le film sera reversé à l’association  WOMAN(S) (Women on media and news (school)), créée par les réalisateurs. Cette association a pour but de former des femmes aux métiers des médias. Photo : Mélina Fonck / L'Effervescent

L’ensemble des recettes générées par le film sera reversé à l’association WOMAN(S) (Women on media and news (school)), créée par les réalisateurs. Cette association a pour but de former des femmes aux métiers des médias. Photo : Mélina Fonck / L’Effervescent

Dans une salle comble, le jeune public a semblé intéressé par les histoires développées dans le documentaire. Dans Woman, les couleurs flamboyantes contrastent avec les paroles parfois douloureuses des témoignages. Le silence a gagné peu à peu la salle à mesure que les discours des femmes ont laissé place aux larmes, ruisselant sur leurs joues. « Le film est très émouvant », confie Lucie, lycéenne au lycée Saint-Léopardin-d’Augy. « Il remue beaucoup le passé et me rappelle qu’il faut être forte malgré tout », poursuit-elle péniblement, encore bousculée par ses émotions. Mathéo, lycéen interviewé au micro de Juliette Moyer, journaliste pour Radio Coquelicot, n’a au contraire pas été touché par Woman. « Je ne me suis pas senti concerné par le film, raconte-t-il. J’ai dormi. » Un contraste d’opinion qui révèle le travail qu’il reste à accomplir en matière d’ouverture d’esprit sur le sujet.

Un long-métrage comme vecteur de messages

Sorti en 2019, le film expose le portrait de plusieurs femmes aux origines différentes. Sur fond noir, ces femmes s’expriment sans artifice sur la sexualité, l’émancipation, le rapport aux corps et au pouvoir, l’inceste… Au détour d’anecdotes, elles se livrent sur leur quotidien, luttant contre les stéréotypes et le patriarcat. Des sujets importants qu’il faut aborder avec les élèves, selon Catherine Heels, assistante sociale en milieu scolaire. « [Ce film] vaut toutes les séances d’éducation à l’égalité hommes-femmes. C’est tellement d’actualité encore et encore », souffle-t-elle.

Woman a été encensé par la critique et a même été sélectionné au prestigieux festival du film de Venise et primé au tout aussi prestigieux festival de Bergen.Photo : DR sur le site LVMH

Woman a été encensé par la critique et a même été sélectionné au prestigieux festival du film de Venise et primé au tout aussi prestigieux festival de Bergen.
Photo : DR sur le site LVMH

La campagne Orange Day est une campagne internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis 1991, date de la création du programme, de nombreux pays se colorent en orange pour sensibiliser sur ces violences et permettre aux femmes de bénéficier de cellules d’écoute, d’aide et de protection, pour elles, et leurs enfants. Cette campagne est l’occasion « de proposer des actions d’information, de sensibilisation grand public pour alerter les consciences et l’opinion public sur [ces] violences » appuie Mireille Bernard, juriste et référente départementale en violences conjugales. Orange Day débute en ce jour et jusqu’au 10 décembre (journée des droits de l’Homme).

Aujourd’hui, le bilan de ces violences reste encore trop lourd. Selon l’association Nous Toutes, 1 femme sur 2 a déjà subi des violences sexuelles en France. Elles sont 94 000 chaque année à être victimes de viol ou de tentatives de viol. « Les femmes handicapées sont quatre fois plus susceptibles de subir des violences sexuelles que le reste de la population féminine », peut-on encore lire sur le site de l’association.

Anouk Thebaud

* Les femmes victimes de violences peuvent appeler le 3919, un numéro accessible 24h/24h et 7j/7j pour bénéficier d’une écoute et d’un service de renseignements.



Catégories :Vichy

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