Le Colibri Frenchy : la marque de vêtements auvergnate qui tente de faire sa place

Fondée par le Clermontois Nicolas Valentin, la marque de vêtements “Le Colibri Frenchy” prend petit à petit de l’ampleur dans le monde des vêtements Outdoor. L’enseigne espère bien réaliser le même parcours qu’une autre marque auvergnate connue : Picture. 

Photo Instagram @lecolibrifrenchy

Photo Instagram @lecolibrifrenchy

L’Auvergne, terre de volcans, est aussi terre de sport, comme le réclame le journal local La Montagne, qui a créé son site sportif pour être à la hauteur de ses sportifs et de son territoire”. La région auvergnate offre, entre autres, un terrain de jeu idéal aux athlètes qui trouvent leur plaisir dans le plein air et les vastes paysages, synonymes de liberté. “Le Colibri Frenchy” est l’illustration de la liberté d’entreprendre. Cette marque de vêtements outdoor, lancée en 2021, est la production de Nicolas Valentin, un jeune entrepreneur amoureux de la région. Il trouve que l’Auvergne est un excellent endroit pour promouvoir l’outdoor, outre les paysages et la géographie idéale pour la pratique et pour les photos. C’est aussi une région qui bouge. “Il y a plein de petites entreprises qui se lancent dans l’outdoor en Auvergne, c’est bien ! Moi, personnellement, mon but est de laisser le siège en Auvergne, c’est une magnifique région.” 

Une marque éco-responsable, solidaire et “Made in France”

En plus de proposer des vêtements écologiques, la marque propose des vêtements “Made in France”, un argument de taille qui peut en convaincre plus d’un. Ancien perchiste de haut niveau, Nicolas Valentin a décidé de créer sa marque après une discussion banale avec des amis. “On parlait des nouvelles chaussures Nike qui allaient sortir et on se faisait la réflexion que c’était toujours des chaussures qui venaient de Chine, que le “Made in France” était peu présent.” 

Outre le “Made in France”, c’est aussi la solidarité qui prime. “On travaille également avec des ESAT (Établissement et Services d’Aide par le Travail) pour réinsérer des personnes en situation de handicap, le tout en France.” Quant au colibri, animal choisi comme logo, Nicolas Valentin explique l’origine. “Dans la fameuse fable, le colibri tente d’éteindre le feu à sa manière, avec ses propres moyens, même si le tatou trouve ça ridicule. Je ne suis pas une multinationale, tout le monde joue son rôle et fait sa part des choses pour changer les habitudes à l’image du Colibri. » Le colibri étant un animal rapide et endurant, la comparaison avec le trail et le sport outdoor ne semble pas vide de sens. 

Le monde de l’Outdoor en constante évolution

Le trail dans le massif du Sancy ou la marche dans la chaîne des Puys dans un cadre unique attire de nombreux férus de sport “outdoor”. Et cela les marques de vêtements l’ont bien compris. Le monde de l’outdoor est le cheval sur lequel il faut miser pour espérer lancer sa marque et la voir être reconnue en France dans le monde entier. Avec aujourd’hui presque un million de coureurs en France, le trail continue son expansion. Les Kilian Jornet, Xavier Thévenard et consors deviennent de plus en plus connus et les médias se mettent de plus en plus à couvrir cette discipline. 

The North Face, Patagonia ou encore Picture sont de grands noms du vêtement de l’outdoor et, pourtant, une de ses marques est bel et bien auvergnate. Picture, créé en 2008, avec un concept assez incroyable pour l’époque : faire des vêtements écologiques pour faire du sport en extérieur. Ce pari fou est source d’inspiration aujourd’hui pour de nombreuses petites marques. Même si Nicolas Valentin ne souhaite pas coller exactement à cette enseigne, il conserve un lien avec elle. “Je travaille en étroite collaboration avec eux pour parler de design etc, notamment avec Vincent André, l’un des créateurs de la marque.” 

Un projet sur le long terme

Nicolas Valentin a décidé d’utiliser ses fonds personnels, un choix fort qu’il justifie par plusieurs raisons. “Je ne pense pas que ce soit non plus un pari fou. Je me suis dit que ce n’était pas des denrées périssables et que je pourrais forcément les vendre un moment et retomber sur mes pieds.” Aujourd’hui la marque n’est pas encore rentable, Nicolas Valentin préfère réinjecter l’argent gagné pour alimenter la recherche de nouvelles conceptions et de nouveaux tissus. “Je décide de travailler encore à côté, une fois que tout le système sera bien organisé et pérennisé, on pourra avoir des retombées économiques. Le développement d’un nouveau vêtement coûte extrêmement cher.” 

Outre l’argent injecté dans la recherche, c’est aussi la promotion qui coûte un certain prix, tout comme promouvoir la marque sur les réseaux et demander à des athlètes mais aussi des courses. Aujourd’hui la marque prend de plus en plus d’ampleur et sponsorise même des courses comme la “Corporate”. “La promotion c’est très difficile, mais aujourd’hui ça fait plaisir quand on voit des gens qui nous reconnaissent, qui nous disent ‘Oui, on vous a vu dans La Montagne’, etc.”  

Gustave Pinard et Gaël Bossu



Catégories :Auvergne

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