Vichy : quatre choses à retenir sur le Festival Hanabi qui met le cinéma japonais à l’honneur

Des films japonais en avant-première pendant une semaine, voilà le concept du festival Hanabi. Son but ? Faire découvrir la culture nippone à travers le cinéma japonais, méconnu du grand public. Retour sur cette semaine japonaise à Vichy, qui s’est tenue du 12 au 18 janvier, et ce qu’il faut en retenir.

Affiche du festival Hanabi au cinéma Etoile Palace de Vichy. Crédit photo : Sibylle Beaunée

Affiche du festival Hanabi au cinéma Etoile Palace de Vichy.
Crédit photo : Sibylle Beaunée

Pendant une semaine, l’association Hanabi a présenté son Programme Hiver, avec sept nouveaux films japonais à l’affiche dans les cinémas français. Un programme uniquement composé d’exclusivités, plusieurs mois avant leur sortie française. C’est la troisième fois à Vichy que l’événement est proposé, et cette fois-ci, il s’est déroulé du 12 au 18 janvier. De quoi permettre aux Vichyssois une ouverture sur une culture différente à travers le septième art. Une immersion complète dans la culture japonaise est alors offerte, et l’image donnée aux femmes est particulièrement mise à l’honneur. Retour sur les quatre choses à retenir sur ce festival. 

1. Une troisième édition en demi-teinte à Vichy

Véritable vitrine pour le cinéma japonais le festival Hanabi a notamment choisi Vichy pour partager ses films. Un événement particulier proposé aux Vichyssois, auquel Jules Amossé, gérant du cinéma Etoile Palace, tient à cœur : “Le concept du festival ‘clé en main’ est très intéressant pour nous, c’est un gain de temps considérable dans l’organisation des événements. Désireux d’ouvrir notre programmation à tous les types de cinémas du monde, c’est un bon moyen d’explorer le Japon avec des propositions exclusives !” Ici, le festival “clé en main” signifie que le cinéma vichyssois se charge seulement de présenter les différents films. La partie programmation est à la charge de l’association. Pourtant, pour cette troisième édition vichyssoise, le festival Hanabi n’a pas eu autant de succès que les années passées : Malheureusement, la fréquentation du festival est restée assez faible cette année. C’est une tendance qui se retrouve dans toutes les propositions culturelles. Notre public art et essai n’est pas encore revenu en masse dans les salles ! Les gens sont revenus au cinéma pour un côté loisir, évasion, avec des cartons pour les programmes familiaux”, explique Jules Amossé. 

Une baisse de fréquentation notable par rapport à la précédente édition qui remonte à l’été 2019, avant la pandémie de Covid-19 et ses restrictions. La première édition était une cata avec seulement 60 entrées, la deuxième a cartonné, plus de 300 entrées payantes ; et  aujourd’hui on est en baisse avec quelque 130 places. Néanmoins le festival sera re-proposé si possible. Nous continuerons à travailler pour mettre en lumière d’autres types de cinémas !”, précise Jules Amossé. 

 

2. Des films en tout genre pour découvrir le Japon au fil des saisons

De l’animation à l’histoire d’amour utopiste en passant par la comédie, la programmation hiver se veut riche, éclectique et pour tous public. Et ça marche, comme l’explique le couple de retraités, Alain et Catherine, à la sortie du drame sentimental Aristocrats : Ce qui est bien avec les films japonais, c’est qu’on oscille avec plusieurs choses : la bourgeoisie, l’attachement à la culture mais aussi avec un univers plus moderne qui est celui du manga. Les Japonais n’utilisent pas qu’un seul style, ils en adoptent plusieurs, ce qui rend le Japon si admiré aujourd’hui.”

Une ouverture sur une culture différente qui fascine et pousse un bon nombre à s’intéresser plus en profondeur au Japon. C’est le cas pour Annick, une Vichyssoise de 64 ans, qui est tombée amoureuse du festival Hanabi. En 2019 j’ai regardé tous les films du festival Hanabi et je fais la même chose cette année, parce que j’adore ça. Je trouve que l’univers japonais est incroyable.”

3. Une mise à l’honneur des femmes

The Housewife, Tempura,  ou encore Aristrocrats parcourent les chemins de vie de différentes femmes. Chacun des films abordent la figure féminine de manière différente. On voit alors la femme rêveuse, amoureuse, mais aussi créative, ambitieuse, audacieuse et courageuse. The Housewife, oscillant entre romance et thriller, suit l’aventure amoureuse de Toko, femme au foyer depuis bien (trop) longtemps qui redécouvre l’amour avec son amant de lycée. Une renaissance pour elle, qui lui permettra de s’émanciper dans son travail. Ou encore, Tempura, film de Akiko Ohku, qui dans une comédie romantique trace l’histoire de Mitsuko et ses difficultés avec les relations humaines. Un film touchant, où la protagoniste échappe aux stéréotypes japonais. 

Mugi Kadowaki, dans le rôle de Hanako dans le film Aristocrats

Mugi Kadowaki, dans le rôle de Hanako dans le film Aristocrats

Une palette de parcours où chacun.e peut se reconnaître et s’immerger dans le film. Par ailleurs, les femmes sont aussi présentes à la réalisation. Notamment dans le film Aristocrats, qui révèle la jeune réalisatrice de 36 ans, Yukiko Sode, et son œuvre profondément délicate avec ses deux protagonistes femmes bien différentes l’une de l’autre. D’un côté Hanako, une femme bourgeoise emprisonnée par les coutumes de sa famille. Et de l’autre, Miki, jeune femme indépendante sans le sou.

4. Une victoire pour le film « Poupelle » 

Affiche du film Poupelle de Yusuke Hirota

Affiche du film Poupelle de Yusuke Hirota

On présente des films qui n’ont pas de grands distributeurs en France pour pouvoir les faire connaître au public. Grâce à cela, le film Poupelle a trouvé un distributeur et va être diffusé en France, pendant le mois d’août”, explique Bernard Bages, président-fondateur du Club Cinéma de Vichy. Une aubaine pour ce long-métrage animé, qui raconte l’histoire de Lubicchi, un petit garçon qui part à la découverte du ciel, recouvert par les grandes fumées de sa ville. Une belle histoire pour petits et grands. Réalisé par Yusuke Hirota, Poupelle sortira en salle dès le 17 août 2022.                                                                                                         

Inès Esnault et Sibylle Beaunée



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