Le Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand : une vitrine du monde agricole

La 30e édition du Sommet de l’élevage s’est déroulée entre le mardi 5 et vendredi 8 octobre à la Grande Halle d’Auvergne. Pas moins de 1 550 exposants ont pu présenter leur métier dans ce rendez-vous professionnel qui signifie beaucoup pour chacun.

La trentième édition du Sommet de l’élevage à la Grande Halle d’Auvergne. Photo : Morgane Briens

La trentième édition du Sommet de l’élevage à la Grande Halle d’Auvergne. Photo : Morgane Briens

À Cournon-d’Auvergne, le Sommet de l’élevage, un rendez-vous autour du monde agricole annuel, a acquis sa notoriété au fil des années. Pour fêter son trentenaire, le sommet de l’élevage prévoit d’accueillir 100 000 visiteurs. Il s’agit d’un record pour l’événement qui rayonne désormais à l’international. Après une année blanche, le rassemblement ayant été annulé en 2020, son retour montre l’importance de la foire pour les habitués et néophytes.

Le monde agricole placé au « Sommet »

Entre le mardi 5 et vendredi 8 octobre, le Sommet de l’élevage a fêté son 30e anniversaire. « L’histoire du Sommet a commencé dans un camping, sur les bords du plan d’eau de Cournon-d’Auvergne en 1992 « , explique Jean-François Blanc, responsable marketing du Sommet. Trente ans plus tard, l’événement s’est agrandi tout en conservant son identité et ses objectifs de mettre sur le devant de la scène le monde agricole. 

Le zénith d’Auvergne, habitué à recevoir les artistes en tournée, a troqué sa scène musicale pour l’arène des concours bovins.

La race Aubrac, originaire de la région du même nom entre Cantal, Aveyron et Lozère, est la star de cette édition. La vache Julia a remporté le concours de la meilleure Aubrac. Elle a été choisie pour les formes de sa tête et sa capacité à vêler facilement pour que ses petits naissent dans les meilleures conditions, indiquait son propriétaire, Anthony Barriol.

Mais les concours ne présentaient pas uniquement les vaches mais aussi les moutons, comme la race Rava, présente dans le Puy-de-Dôme. Les équidés ont aussi le droit à leur place avec plusieurs concours de dressage organisés.

Les équidés ont charmé le public et ravi leurs éleveurs. Photo : Morgane Briens

Les équidés ont charmé le public et ravi leurs éleveurs. Photo : Morgane Briens

Un rendez-vous prisé par tous

Le Sommet de l’élevage est devenu un incontournable et cela n’est pas dû au hasard.  « Au début nous devions contacter les exposants, maintenant c’est eux qui nous sollicitent », explique Jean-François Blanc. Toute l’année, ils sont six à faire équipe pour organiser le Sommet. La particularité du Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand est son auto-financement. « Le Sommet est devenu dès la deuxième année une société anonyme (SA), raconte le responsable Marketing. Nous sommes un des seuls salons professionnels à se financer à 100% ». Cela permet donc à l’entreprise d’être totalement libre dans ses choix d’organisation.

Le Sommet est le moment pour les éleveurs de faire découvrir leur cheptel ainsi que leurs techniques de production et d’alimentation. « Clermont-Ferrand a été choisi pour organiser ce sommet car la ville se trouve au carrefour entre les bassins de vie des vaches allaitantes », complète Jean-François Blanc. Ce sont alors des éleveurs du monde entier qui viennent profiter du partage de savoir-faire et du matériel mis à disposition. Des pays Africains dont le Nigéria, le Soudan, l’Afrique-du-Sud et le Gabon étaient représentés sur le Sommet. 12 % des exposants sont étrangers, la majorité vient d’Europe.

"Au bon coin de Gaby" ou rendez-vous avec les saveurs fromagères Auvergnates. Photo : Morgane Briens

« Au bon coin de Gaby » ou rendez-vous avec les saveurs fromagères Auvergnates. Photo : Morgane Briens

Cette internationalisation du Sommet est un atout pour les professionnels présents. « Certaines personnes viennent de loin pour voir les animaux, le Sommet de l’élevage permet aussi à ces personnes de trouver des renseignements sur nos engins agricoles », déclare Jean-Philippe Hérel, responsable Marketing de la marque Manitou. Pour cet exposant, le Sommet permet d’augmenter l’image de la marque. « C’est avant tout le moyen de rencontrer nos clients et d’en attirer de nouveaux « , explique le responsable de la concession d’engins agricoles. En 2019, 100 000 contacts commerciaux ont été réalisés en trois jours, ont compté les organisateurs.

L’agriculture : une affaire de politiques à l’approche des élections

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les candidats se ruent les uns après les autres autour des vaches. Julien Denormandie a été le premier représentant du gouvernement à explorer les 92 000 mètres carrés de stands.

Lors des quatre jours, les candidats sont venus défendre la cause agricole lors d’un passage par le Sommet. Ainsi, Marine Le Pen, Xavier Bertrand, Nicolas Dupont-Aignan, Fabien Roussel ou encore Valérie Pécresse ont arpenté les allées de bovins. L’occasion de se montrer proches de la jeunesse et de soutenir le dynamisme des exploitations familiales, actrices du territoire.

Le président de la région Auvergne-Rhône Alpes, Laurent Wauquiez, s’est aussi présenté au Sommet afin de promouvoir la région et ses forces agricoles.

Laurent Wauquiez présent au Sommet de l’élevage. Photo : Morgane Briens

Laurent Wauquiez présent au Sommet de l’élevage. Photo : Morgane Briens

« Une expérience à vivre »

Trois lycées agricoles de la région sont présents sur le sommet. Dans le cadre de leur cursus scolaire, les jeunes étaient aux avant-postes pour être au chevet des bêtes présentes sur le salon. Le sommet de l’élevage est un moment important pour les lycées agricoles. « Nous réalisons un stage pendant ces quatre jours« , racontent Maëva, Gaëlle et Sarah, étudiantes en BTS productions animales au lycée Bonnefont à Brioude. « C’est une expérience dure à vivre, on travaille entre 4 heures 30 et 23 heures, mais cela reste une expérience à vivre », avoue Maëva Dolle-Roullier. Les jeunes femmes apprécient le contact avec le public, afin de répondre aux questions des intéressés.

Tous les acteurs du Sommet de l’élevage s’accordent sur un point ; le public semble séduit par le retour du Sommet. « Nous n’étions pas sereins face à la crise sanitaire. Le retour en nombre du public prouve que le Sommet est un rendez-vous attendu par tous », conclut Jean-François Blanc.

Benoît Lesaulnier



Catégories :Auvergne

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