Cinq choses à savoir sur « I Got A Story To Tell », le documentaire Netflix qui retrace la vie du géant du Hip-Hop Biggie Smalls

Le documentaire original sur la vie du petit voyou new yorkais devenu star du rap est disponible sur Netflix. I Got A Story To Tell met l’accent sur le parcours de Christopher Wallace, plus connu sous le nom de Biggie Smalls, au travers d’images inédites et d’interviews riches en informations.

Affiche du documentaire "I Got A Story To Tell Image". Crédit : Netflix

Affiche du documentaire « I Got A Story To Tell Image ». Crédit : Netflix

Amateurs et connaisseurs l’attendaient. La courte vie de Christopher Wallace aka Notorious B.I.G aka Biggie Smalls est racontée dans le documentaire I Got A Story To Tell sorti lundi 1er mars 2021 sur la plateforme de streaming Netflix.

Biggie Smalls a eu une carrière rapide mais intense. Tué par balles en 1997 à Los Angeles à l’âge de 24 ans, il est devenu un mythe du rap américain. En seulement deux albums, il a su réinventer le Hip-hop de la Côte-Est, à une époque, les années 1990, où la Côte-Ouest surpassait tout. Voici cinq éléments à retenir de ce documentaire.

1/ Un portrait personnel

Le documentaire est produit par la mère du rappeur, Voletta Wallace, et par l’un de ses amis, Sean Combs, plus connu sous le nom de Puff Daddy. Cela en fait à la fois la force et la faiblesse de ce dernier. Le documentaire fait parler ceux qui ont compté dans la vie de Biggie. Il nous délivre un portrait personnel du rappeur à travers le regard intimiste de ceux qui le connaissent mieux que personne. Les nombreuses interventions de ses amis et collaborateurs durant sa carrière nous permettent ainsi d’imaginer la personnalité de Biggie, sa manière d’être et de paraître.  

Légende : Voletta Walace, mère de Biggie Smalls et productrice du documentaire "I Got A Story To Tell". Photo : Instagram

Légende : Voletta Walace, mère de Biggie Smalls et productrice du documentaire « I Got A Story To Tell ». Photo : Instagram

Mais le documentaire ne délivre que le regard de ceux qui aimaient le rappeur. Donc forcément, le point de vue est parfois orienté. Biggie est ici vu par ses proches et c’est aussi ce qui rend ce travail unique. La mère du rappeur notamment délivre sa vision à elle, mais contribue aussi à apporter beaucoup d’émotions lors de ses interventions face caméra. 

2/ La vie avant la mort 

Les documentaires sur la vie de Biggie Smalls, ce n’est pas ce qui manque. Mais celui-ci a un goût tout particulier puisque contrairement à beaucoup d’autres, I Got A Story To Tell ne s’attarde pas sur la mort de Biggie et ses circonstances. Celui-ci retrace avant tout la vie de la star new-yorkaise. Le documentaire ne s’arrête effectivement pas sur les théories de son assassinat toujours non élucidé mais préfère dévoiler la personnalité d’un jeune de quartier talentueux, de son adolescence de dealer jusqu’à ses tournées aux quatre coins des États-Unis. 

3/ Les grandes étapes de sa vie racontés

Biggie Smalls a eu une courte vie mais il y a quand même beaucoup à raconter. Et ça, le documentaire le fait avec élégance. Il retrace les grands moments de la vie de Biggie, de son enfance avec ses voyages sur les traces des origines de sa mère, en Jamaïque, jusqu’à son assassinat tragique en passant par ses rivalités avec le rappeur 2Pac. 

Légende : Biggie et Tupac, les deux rappeurs rivaux mais à la fin tout aussi tragique. Photo: Mary Evans/FILMFOUR/LAFAYETTE FILMS/Ronald Grant/Everett Collection

Légende : Biggie et Tupac, les deux rappeurs rivaux mais à la fin tout aussi tragique. Photo: Mary Evans/FILMFOUR/LAFAYETTE FILMS/Ronald Grant/Everett Collection

Son adolescence de dealer n’est pas passée sous silence. Au contraire, une grande partie du documentaire y est consacré et permet de comprendre comment le gamin de Brooklyn est tombé dans l’argent facile en devenant vendeur de crack de Fulton street

On comprend l’importance de ses origines jamaïcaines dans son style musical, l’influence majeure du jazz dans ses chansons et sa générosité à vouloir toujours faire profiter ses proches de sa réussite…

4/ L’idole d’une génération

La personnalité du rappeur est très vite cernée. Derrière ce gaillard d’1 mètre 90 pour 150 kilos se cache un grand timide qui n’a que la scène pour exploser. Et on le perçoit assez bien dans le documentaire. Les images les plus récurrentes sont ces foules en délire qui acclament Biggie et chantent si fort que la voix du rappeur n’est même plus audible. 

Le public est en fait très présent durant le documentaire, presque davantage que la musique elle-même. On est en totale immersion dans les concerts du géant du Hip-Hop grâce à des vidéos authentiques filmées à l’époque. On comprend directement que l’engouement autour de lui était exceptionnel.  

5/ Des critiques mais un travail remarqué

Il est trop tôt pour faire un bilan étayé de l’accueil du documentaire par le public mais quelques critiques sont quand même récurrentes. Certains fans inconditionnels de Biggie Smalls pointent du doigt des raccourcis avec des épisodes de la vie du rappeur non évoqués, quand d’autres constatent aussi que des personnes importantes de sa vie sont à peine citées. Difficile en 97 minutes, de raconter avec exactitude 24 années de vie. Malgré quelques critiques, la grande majorité des personnes ayant vu I Got A Story To Tell encense le travail de Netflix. 

Benjamin Ducornait et Maxime Marin



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