Bilan 2020 de la SPA : retour sur une année particulière au refuge de Brugheas

Le bilan annuel de la SPA est tombé jeudi 21 janvier : près de 38 000 animaux ont rejoint de nouvelles familles. Au refuge de Brugheas (Allier), ce fut une année inédite, avec de grandes pauses, loin d’être négatives pour son développement. 

La SPA (Société Protectrice des Animaux) a publié son bilan de l’année 2020 dans un communiqué de presse ce jeudi 21 janvier. Avec 37 667 adoptions l’année dernière dans ses 62 refuges et Maisons SPA, l’association se dit rassurée “vu la conjoncture si particulière.Le bilan révèle également qu’elle a recueilli dans ses refuges 40 131 pensionnaires, soit 14% de moins qu’en 2019. « Je suis fier de notre association qui a réussi à faire face à une situation exceptionnelle avec le seul objectif de sauver les animaux« , a réagi Jacques-Charles Fombonne, président bénévole de la SPA.  

L’organisation s’applique à bien sélectionner le profil des adoptants et souligne, grâce à cela, un faible taux de retour d’animaux adoptés, s’élevant à 3,8%, “nouveau record historique ! Ce bilan positif se confirme à plus petite échelle. Immersion en images et sons, avec le personnel du refuge SPA de Brugheas, à côté de Vichy dans l’Allier.

Céline Maes, responsable de la SPA de Brugheas, travaille ici depuis plus de 20 ans. Passionnée par les animaux, elle a débuté comme bénévole, puis agent animalier, responsable adjointe et enfin responsable de centre. Depuis l’arrivée du coronavirus, elle doit surtout gérer des problèmes organisationnels. En effet, l'accueil du public a été modifié : Il faut désormais prendre rendez-vous pour venir adopter et les visites, “juste pour observer les animaux par plaisir'', ne sont plus possibles. Mais ce n’est pas le pire. Pour Céline, la gestion des bénévoles reste le plus difficile à mettre en place. La responsable rappelle en quoi leur présence sur site est indispensable. Photo : Jade Loncle

Céline Maes, responsable de la SPA de Brugheas, travaille ici depuis plus de 20 ans. Passionnée par les animaux, elle a débuté comme bénévole, puis agent animalier, responsable adjointe et enfin responsable de centre. Depuis l’arrivée du coronavirus, elle doit surtout gérer des problèmes organisationnels. En effet, l’accueil du public a été modifié : Il faut désormais prendre rendez-vous pour venir adopter et les visites, “juste pour observer les animaux par plaisir », ne sont plus possibles. Mais ce n’est pas le pire. Pour Céline, la gestion des bénévoles reste le plus difficile à mettre en place. La responsable rappelle en quoi leur présence sur site est indispensable. Photo : Jade Loncle

La SPA est une association qui s’occupe de recueillir les animaux abandonnés, maltraités et surtout d’offrir un refuge aux animaux trouvés sur voie publique par la fourrière. A Brugheas, les deux organisations sont sur le même terrain, cela facilite les échanges. Au bout de 10 jours, les animaux non réclamés à la fourrière sont transférés à la SPA juste en face. Les animaux de fourrières représentent 80% des nouvelles entrées dans le refuge. En ce moment, la SPA compte près de 180 résidents, Céline Maes présente tout ce petit monde. Photo : Jade Loncle

La SPA est une association qui s’occupe de recueillir les animaux abandonnés, maltraités et surtout d’offrir un refuge aux animaux trouvés sur voie publique par la fourrière. A Brugheas, les deux organisations sont sur le même terrain, cela facilite les échanges. Au bout de 10 jours, les animaux non réclamés à la fourrière sont transférés à la SPA juste en face. Les animaux de fourrières représentent 80% des nouvelles entrées dans le refuge. En ce moment, la SPA compte près de 180 résidents, Céline Maes présente tout ce petit monde. Photo : Jade Loncle

Le confinement a été utile pour les agents animaliers. Grâce à l'arrêt d'accueil du public, ils ont pu prendre plus de temps pour travailler avec les animaux et ont réussi à améliorer le comportement des plus craintifs. Cela a favorisé leur adoption. Céline Maes analyse l’impact du confinement sur les adoptions, qu’elle appelle “l’effet confinement”. Elle rappelle, également, que peu importe le nombre de demandes et la volonté des adoptants, la SPA est en droit de refuser l’adoption à une personne si elle ne la juge pas apte. Photo : Jade Loncle

Le confinement a été utile pour les agents animaliers. Grâce à l’arrêt d’accueil du public, ils ont pu prendre plus de temps pour travailler avec les animaux et ont réussi à améliorer le comportement des plus craintifs. Cela a favorisé leur adoption. Céline Maes analyse l’impact du confinement sur les adoptions, qu’elle appelle “l’effet confinement”. Elle rappelle, également, que peu importe le nombre de demandes et la volonté des adoptants, la SPA est en droit de refuser l’adoption à une personne si elle ne la juge pas apte. Photo : Jade Loncle

Karim : « Je ne me vois pas vivre sans animaux »

La passion, ce sentiment fait vibrer le cœur de tous ceux qui s’engagent à la SPA. Parmi les neuf salariés du refuge de Brugheas, il y a Karim. Alternant entre le statut de salarié et de bénévole, il s'investit depuis de nombreuses années pour aider le centre. Il nous livre son amour pour les animaux. Photo : Jade Loncle

La passion, ce sentiment fait vibrer le cœur de tous ceux qui s’engagent à la SPA. Parmi les neuf salariés du refuge de Brugheas, il y a Karim. Alternant entre le statut de salarié et de bénévole, il s’investit depuis de nombreuses années pour aider le centre. Il nous livre son amour pour les animaux. Photo : Jade Loncle

Les prix varient selon l’animal que l’on souhaite adopter : 250 euros sont à prévoir pour un chien, 150 euros pour un chat, et participation libre pour un sauvetage. Ces sommes correspondent à une contribution aux différents soins pris en charge par l'association : stérilisation, vaccination, identification par puces, test du sida du chat, et plus encore. Sophie, chargée d’accueil, explique le déroulé d’une adoption. Photo : Jade Loncle

Les prix varient selon l’animal que l’on souhaite adopter : 250 euros sont à prévoir pour un chien, 150 euros pour un chat, et participation libre pour un sauvetage. Ces sommes correspondent à une contribution aux différents soins pris en charge par l’association : stérilisation, vaccination, identification par puces, test du sida du chat, et plus encore. Sophie, chargée d’accueil, explique le déroulé d’une adoption. Photo : Jade Loncle

De gauche à droite, Maelys et Nina sont stagiaires pour 5 jours à la SPA de Brugheas. En première année d'Ostéopathie animale à Châtel-Guyon, elles sont très heureuses de développer leur expérience au sein de l'association. Photo : Jade Loncle

De gauche à droite, Maelys et Nina sont stagiaires pour 5 jours à la SPA de Brugheas. En première année d’Ostéopathie animale à Châtel-Guyon, elles sont très heureuses de développer leur expérience au sein de l’association. Photo : Jade Loncle

“Ils attendent avec impatience leur nouvelle famille !”

Cette petite chienne vient d’arriver à la SPA. Au vu de son âge, et de sa surdité, le personnel du refuge souhaite qu’elle puisse retrouver une famille rapidement, par peur qu’elle ne finisse ses derniers jours dans un box. Photo : Jade Loncle

Cette petite chienne vient d’arriver à la SPA. Au vu de son âge, et de sa surdité, le personnel du refuge souhaite qu’elle puisse retrouver une famille rapidement, par peur qu’elle ne finisse ses derniers jours dans un box. Photo : Jade Loncle

Tintin est, malheureusement, un client régulier de la SPA. C’est son deuxième passage au refuge, après le décès de sa propriétaire qui l’avait adopté quand il était petit. Très câlin, il est dans l’attente d’une nouvelle famille aimante. Photo : Jade Loncle

Tintin est, malheureusement, un client régulier de la SPA. C’est son deuxième passage au refuge, après le décès de sa propriétaire qui l’avait adopté quand il était petit. Très câlin, il est dans l’attente d’une nouvelle famille aimante. Photo : Jade Loncle

Certains animaux vivent avec des maladies, ce qui nécessite des adoptants capables d’endosser leurs responsabilités pour s’en occuper quotidiennement. La négligence pourrait leur coûter la vie, d’où la responsabilité de la SPA dans sa recherche de nouveaux maîtres fiables et honnêtes. C’est le cas de Mona, petite chatte diabétique, dont la journée est rythmée par piqûres et soins réguliers. Photo : Jade Loncle

Certains animaux vivent avec des maladies, ce qui nécessite des adoptants capables d’endosser leurs responsabilités pour s’en occuper quotidiennement. La négligence pourrait leur coûter la vie, d’où la responsabilité de la SPA dans sa recherche de nouveaux maîtres fiables et honnêtes. C’est le cas de Mona, petite chatte diabétique, dont la journée est rythmée par piqûres et soins réguliers. Photo : Jade Loncle

Il est possible de venir directement à la SPA pour y abandonner son animal. Pourtant, les animaux retrouvés en pleine nature sont le quotidien de l’association. Céline Maes constate qu’il y a deux raisons principales de l’abandon : le déménagement et la séparation des couples. Warrior, un american staff âgé de 11 ans, est arrivé en juin dernier après avoir été retrouvé sur la voie publique. Calme, âgé, et affectueux, ce chien attend un nouveau foyer. Photo : Jade Loncle

Il est possible de venir directement à la SPA pour y abandonner son animal. Pourtant, les animaux retrouvés en pleine nature sont le quotidien de l’association. Céline Maes constate qu’il y a deux raisons principales de l’abandon : le déménagement et la séparation des couples. Warrior, un american staff âgé de 11 ans, est arrivé en juin dernier après avoir été retrouvé sur la voie publique. Calme, âgé, et affectueux, ce chien attend un nouveau foyer. Photo : Jade Loncle

Melchior, lui, n’a pas vécu l’abandon en pleine nature. Né d’une portée non désirée, il a été déposé à la SPA par sa propriétaire qui vivait dans des conditions difficiles. Croisé labrador-braque, il aurait pu être vendu, mais son ancienne maîtresse estime qu’un chien n’est pas un bien.  Photo : Jade Loncle

Melchior, lui, n’a pas vécu l’abandon en pleine nature. Né d’une portée non désirée, il a été déposé à la SPA par sa propriétaire qui vivait dans des conditions difficiles. Croisé labrador-braque, il aurait pu être vendu, mais son ancienne maîtresse estime qu’un chien n’est pas un bien.  Photo : Jade Loncle

Sur son site, l’association demande une participation de 80 euros, sur rendez-vous pour effectuer l’abandon, et rappelle que l’abandon sur voie publique, ou dans la nature, est classé comme acte de cruauté et puni de 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison.

Sons : Arthur Deplante – images : Jade Loncle



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