À l’heure du Covid-19, la fête de la science s’adapte

Cette année, les organisateurs ne se sont pas départis de leur courage pour maintenir la fête de la science en Auvergne malgré la présence du Covid-19. Les événements ont tout de même été bouleversés à cause de la crise sanitaire.

Le jeudi 8 octobre 2020 à Yzeure dans l’Allier, rue Parmentier (Maison des arts et des sciences). Lilian Gerbier présente l’exposition “la découverte des plantes”. Photo : Charline Ragoua

Lilian Gerbier présente l’exposition “la découverte des plantes”, le jeudi 8 octobre 2020 à Yzeure dans l’Allier, rue Parmentier (Maison des arts et des sciences). Photo : Charline Ragoua

La fête de la science n’aura jamais été aussi importante qu’en cette année 2020, où les scientifiques ne cessent de faire parler d’eux dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. La région Auvergne-Rhône-Alpes a donc maintenu cette fête, mais avec des mesures strictes. Ainsi, du 2 au 12 octobre, les habitants de la région ont pu découvrir de nombreuses expositions. 

Pas question d’annuler la fête de la science

En Auvergne-Rhône-Alpes, les activités disponibles durant la fête de la science étaient nombreuses ! Quasiment toutes ont été maintenues, quelques-unes, comme dans le Puy-de-Dôme, ont été annulées en raison des intempéries. Pour Lilian Gerbier, l’un des organisateurs de l’exposition “la découverte des plantes” à la Maison des arts d’Yzeure, dans l’Allier, la question de l’annulation de l’exposition ne s’est pas posée longtemps : “On ne savait pas sur quel pied danser mais dès qu’on a su qu’on pouvait maintenir l’exposition, on s’est dit qu’on la ferait pour que la culture puisse vivre malgré tout.” 

Au parc Paléopolis, situé à Gannat, la situation est assez similaire. “Cette année, on a ouvert le 15 juillet donc on a eu le temps de mettre en place un protocole strict et de voir comment cela se passait au début. D’autant plus qu’on a organisé l’événement de la fête de la science en pensant à la situation sanitaire”, explique Florence Lamera, responsable médiation scientifique à Paléopolis. Une bonne nouvelle pour les férus de science qui ont pu assister à cette fête dans des conditions particulières. 

Une organisation quelque peu modifiée

Ces derniers temps, Tous les évenements rassemblant du public ont été impacté. Les concerts, les cinémas ou encore les théâtres ont dû revoir leur organisation et la fête de la science n’a pas été épargnée. La Maison des arts d’Yzeure a dû mettre en place tous les gestes barrières demandés par le ministère de la Culture. “Les gens ont du gel hydroalcoolique à disposition, le port du masque est obligatoire, il y a une porte d’entrée et une porte de sortie pour éviter que les gens ne se croisent et on a affiché les gestes barrières à respecter à l’entrée de l’exposition”, indique Lilian Gerbier. Une organisation similaire à celle du parc Paléopolis qui a également mis à disposition des bornes de gel hydroalcoolique et organisé des visites par petits groupes. 

Des activités adaptées et originales

Par mesure de sécurité, certaines activités ont été modifiées voire supprimées des expositions. “On a évité tous les modules pédagogiques, il n’y a pas de choses à toucher. On avait prévu de mettre en place un jardin des senteurs mais on a décidé de l’ôter”, précise Lilian Gerbier. L’exposition, composée d’affiches sur les plantes, de livres et d’herbiers, restait tout de même accessible à tous avec la mise en place de visites guidées adaptées. 

Des panneaux indiquent qu’il est interdit de toucher les herbiers pour limiter les contacts, le jeudi 8 octobre 2020 à Yzeure dans l’Allier, rue Parmentier (Maison des arts et des sciences). Photo : Charline Ragoua 

Des panneaux indiquent qu’il est interdit de toucher les herbiers pour limiter les contacts, le jeudi 8 octobre 2020 à Yzeure dans l’Allier, rue Parmentier (Maison des arts et des sciences). Photo : Charline Ragoua

Le parc Paléopolis a lui aussi adapté ses visites. En effet, au cours de la soirée “fête de la science” qui s’est tenue le samedi 10 octobre, de vingt heures à vingt-trois heures, plusieurs conférences d’une dizaine de minutes ont été organisées. Pour y accéder, la réservation était obligatoire, afin de limiter le nombre de personnes présentes. Il était également possible de visiter l’exposition de manière libre mais là-aussi, en réservant sa place.

On a aussi fait une partie des présentations prévus sur YouTube pour la fête de la science, afin que les gens loin ou qui appréhendaient la Covid, puissent y assister. Nous avons donc fait des conférences sur des grands paléontologues avec une séance de questions/réponses via le chat, entre dix-huit heures et vingt heures”, a indiqué Florence Lamera. Une idée originale qui pourrait même devenir un concept dans les années à venir afin de faciliter l’accès à la culture. Lors de la soirée, “il y a quand même eu une animation organisée par l’association “Ciel, mon ami » qui était dédiée à l’observation des étoiles”, ajoute Florence Lamera. 

“On espère que le protocole va s’assouplir”

Depuis le 25 octobre, la maison des arts d’Yzeure a déjà accueilli plus de 500 personnes à son exposition. Le parc Paléopolis quant à lui a reçu 68 personnes lors des conférences et 80 personnes en visite libre. Mais les organisateurs espèrent voir un retour à la normale d’ici peu. “Dans les conditions normales ça serait mieux et plus agréable pour le visiteur et le médiateur”, a déclaré Florence Lamera.

“On espère juste que le protocole va s’assouplir et que la maladie va disparaître”, ajoute également Lilian Gerbier. Alors que la fête de la science s’achève le lundi 12 octobre, les espoirs reposent désormais sur les scientifiques pour trouver un remède qui mettra fin à la pandémie de Covid-19

Charline Ragoua et Aubin Luquet



Catégories :Auvergne

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