Menus végétariens dans les écoles : « On reste sur des aliments que les enfants connaissent bien »

Comme dans les autres établissements scolaires français, le self supervisé par Thierry Bonnabaud propose depuis le 1er novembre un menu végétarien hebdomadaire. Il revient sur les changements mis en place

Thierry Bonnabaud, chef de la cantine du collège des Célestins à Vichy.

Thierry Bonnabaud, chef de la cantine du collège des Célestins à Vichy. Photo : Tom Kerkour

L’Effervescent : Comment s’est passé la mise en place des repas végétariens au collège des Célestins ?

Thierry Bonnabaud : Le repas végétarien est prévu une fois par semaine comme l’impose la loi, mais le jour peut varier d’une semaine à l’autre (excepté le mercredi, c’est de la triche). Pour les menus, nous ne cherchons pas à faire compliqué, les aliments préparés restent classiques et reconnaissables pour les enfants : des œufs, du fromage, des pâtes avec une sauce… Les élèves n’ont globalement pas de difficulté à s’adapter. Du côté du personnel, nous n’avons pas eu de formation particulière pour nous y préparer. Nous nous sommes simplement réunis à la Toussaint pour discuter de ces nouveaux menus.

L’Effervescent : La transition se fait-elle facilement ?

Thierry Bonnabaud : Pour le moment, nous avons choisi de rester sur des aliments que les enfants connaissent bien. Les menus sont souvent composés d’œufs : par exemple, le repas végétarien du vendredi 29 novembre sera composé d’œufs à la florentine, nous préparons aussi beaucoup d’omelettes. Comme ils sont habitués à ces produits, les enfants et les parents ne nous ont pas donné de retour négatif pour le moment. Nous faisons en sorte que la transition ne soit pas trop brusque et convienne au plus grand nombre.

L’Effervescent : Parmi le personnel, quelle est l’opinion qui ressort au sujet de cette réforme ?

Thierry Bonnabaud : Au collège, nous sommes majoritairement contre cette initiative. Les steaks de soja et autres substituts de viande restent moins intéressants au goût mais surtout, ces aliments coûtent plus cher. Même si la mesure a été instaurée pour lutter contre le gaspillage et faire des économies, si on nous incite à acheter des produits plus coûteux, c’est financièrement inintéressant. Nous avons aussi le sentiment général que cette loi n’est pas très claire : on pourrait facilement jouer sur les mots au sujet de ce qui est interdit ou non.

Naël Ranjon et Tom Kerkour



Catégories :L'Evenement, Plus Loin, Vichy

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