Tony Cluzel, le « Deejay » qui dynamise l’Auvergne

Vichyssois de naissance, Tony Cluzel s’est fait une place dans le milieu musical clermontois. Sous le nom de « Deejay Mirage », il s’exporte maintenant à l’international tout en remuant l’Auvergne avec l’organisation du Cratère Event dans des lieux originaux.

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Tony Cluzel devant le Pôle universitaire de Vichy, lieu de son prochain Cratère Event.

Tony Cluzel organise un événement musical d’ampleur dans la cour du Pôle universitaire de Vichy, mercredi 9 octobre, en clôture du festival des étudiants. Sous son nom d’artiste « Deejay Mirage », qu’il a choisi dans sa jeunesse avec ses copains, Tony Cluzel est l’organisateur du réputé Cratère Event dans l’Auvergne.

Son objectif ? Jouer de la musique dite « House » ou « Tech house » dans des endroits atypiques en Auvergne. « Nous avons fait le premier cratère évent dans le Château de Parentignat en février dernier et le second en juin au Château de Portaberaud à vingt-minutes de Clermont », explique l’artiste. Le propriétaire du Château de Portaberaud, fan d’Ibiza et résident à Mykonos voulait marquer le coup en faisant appel à Tony Cluzel.

« Deejay Mirage » s’est construit petit à petit une notoriété dans la région auvergnate. Il a grandi et étudié à Vichy : « J’ai fait partie de la première promotion en Services et communication au Pôle à son ouverture. » Il est ensuite allé à Clermont-Ferrand en Master, puis en licence gestion des entreprises sans véritablement accrocher. Il s’inscrit alors à la maison des artistes et travaille à son compte comme graphiste, mais aussi chez Photomaton, leader mondial dans son domaine.

Un réseau auvergnat et international important

Durant son cursus universitaire, il ne délaisse pas sa passion de toujours : la musique. « Mes parents n’étaient pas des passionnés de musique contrairement à moi. J’avais un cousin qui me faisait écouter NTM et c’est comme cela que tout a débuté. » À 10 ans, il enregistre des sons d’émissions de radio et les écoutent chez lui avant de s’acheter ses premiers jouets.

« Je me souviens qu’après avoir reçu ma première paie, je me suis acheté deux tables de mixage identiques, ce qui avait provoqué l’étonnement de mes parents » – Tony Cluzel

Au début des années 2010, il commence à se produire dans les soirées étudiantes au Fou du Roi ou lors des Galas du BDE : « De bouche à oreille, les gens ont commencé à me connaître et j’ai reçu des propositions de la mairie et du palais de l’Opéra. » Il apprend à maîtriser son matériel auprès de DJ auvergnats plus expérimentés comme DJ Nos, ou DJ Foudil. Il développe également son réseau international, lui permettant aujourd’hui de voyager à Marrakech par exemple, une fois par mois. « Aujourd’hui, je bosse pour des grosses boites à l’international comme Red Bull, Rolex ou Dior. J’ai un réseau un corporate important et primordial avec les entreprises qui me font souvent confiance pour différents événements », explique-t-il.

« Je souhaite que l’association Cratère Event devienne rentable »

« Deejay Mirage » n’en oublie pas pour autant sa région auvergnate. Il a développé et mis sur pied le concept du Cratère Event avec son saxophoniste Maxime Lemer qu’il a rencontré il y a trois et demi : « Je venais de me séparer de mon premier saxophoniste et j’ai organisé un casting. On a échangé quelques instants et on a tout de suite accroché avec Maxime. » Son métier lui donne l’occasion de travailler dans des endroits très variés et atypiques en Auvergne. Tony Cluzel souhaite dynamiser l’Auvergne en faisant découvrir la musique « House », un genre assez mélodieux, bien loin des raves-party auquel on peut ajouter différentes sonorités.

Le 9 octobre, au Pôle universitaire de Vichy, Tony Cluzel mettra la barre très haute. Un matériel digne des plus grands zéniths, des jeux de lumière, des places VIP et une succession de DJ. Le budget d’un cratère dépasse parfois 10 000 euros. Un événement qui est entièrement financé par l’association de Tony Cluzel : « C’est en partie mon argent que je mets en jeu. Il faut donc que l’on arrive à être rentable, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Mais j’ai bon espoir que l’on y arrive grâce aux prochains événements. » « Deejay Mirage » n’a pas de plan précis en tête quant à son évolution, mais il souhaite continuer de s’implanter en Auvergne tout en partageant sa passion aux plus curieux.

Arthur Frand et Tom Garnier

 



Catégories :Auvergne

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